Madame Aude S. (je ne mettrais pas son nom complet par discrétion, le voisinage de cette dame pourrait la reconnaître) consultait les pages jaunes de l’annuaire : Elle cherchait un maître d’œuvre pour s’occuper des travaux de rénovation du manoir qu’elle venait d’acquérir ; mais la longue liste qui se déroulait au fil des pages ne lui disait rien qui vaille : Comment choisir entre toutes ces personnes, elle qui ne fréquentait guère ses voisins mieux à même de la conseiller… Cette grande bourgeoise, dernière héritière de gros industriels du Nord de la France, avait acheté cette maison entourée d’un parc qu’on nommait le « castel » par dérision, au vu de la décrépitude des lieux : Propriété d’une famille noble depuis des siècles, tombée dans la pauvreté au fil du temps, le parc s’était couvert de ronces ; et le gros bâtiment carré avait perdu quelques tuiles dans les coups de vent, et les vieilles fenêtres leurs vitres…Aussi, quand on avait appris dans la commune que la bâtisse s’était vendue, la nouvelle propriétaire, à peine aperçue, avait été nommée la « duchesse » ; pourtant, elle venait d’un milieu bien roturier, ses grands-parents avaient des usines dans le nord ! Elle, la dernière de la famille et célibataire, cherchait un petit château sans voisinage immédiat ni vis à vis ; et à peine eut-elle visité les lieux qu’elle avait acheté le bien, sans même se donner la peine de marchander.Mais bien entendu elle voulait tout rénover : Réparer la toiture, changer les portes et fenêtres, mais aussi installer un vrai système de chauffage (en lieu et place des multiples cheminées), des salles de bain et sanitaires modernes… Bref, un chantier très important, qu’elle n’avait pas les compétences pour organiser et surveiller ! C’est pourquoi, en cette soirée de 1985, elle finit par se décider pour le premier nom de la liste des pages jaunes, Dominique L. Et elle lui téléphona immédiatement, demandant à l’interlocutrice qui répondit si elle pouvait lui passer son mari, le maître d’œuvre…C’est ainsi que leur relation commença, la personne au bout du fil répondant avec un petit rire qu’elle était célibataire, que c’était elle la professionnelle, et qu’on pouvait l’appeler la maîtresse d’œuvre ! Ce à quoi madame S. ne sut que dire, pour elle une telle profession était pour un homme… Mais son hésitation fut mise à profit par cette Dominique qui lui demanda si elle était contre la féminisation des métiers, et bien entendu l’autre ne put que répondre négativement ! Un rendez-vous fut prit aussitôt pour la semaine suivante, dans l’appartement que madame S. avait loué en attendant que les travaux soient réalisés et qu’elle emménage dans son nouveau bien.Les deux femmes se rencontrèrent donc comme prévu, et tout de suite il se passa quelque chose entre cette grand dame qu’était Aude S. et celle qui se présenta tout de suite comme une « maîtresse d’œuvre, et en premier une maîtresse tout court ! » La cliente (elle signa tout de suite le contrat proposé), regardait cette femme de vingt ans sa cadette, en jupe de cuir et bottes hautes ; et se sentait attirée par elle, comme elle l’avait été autrefois par tant d’autres…En fait, si madame Aude S. ne s’était jamais mariée, c’est qu’à chaque fois que des prétendants venaient voir ses parents (cela se passait comme cela dans le monde industriel des années cinquante), elle les refusait avec hauteur ! Et ses géniteurs de soupirer après son intransigeance, de lui prédire qu’elle finirait « vieille fille » comme l’on disait à l’époque ! Mais elle de se dire que jamais un tel ne partagerait son lit : Les hommes la dégoûtaient quand elle s’imaginait les côtoyer intimement…Pourtant, à partir de l’adolescence, elle avait ressenti l’appel de la chair ; et les directives de sa mère et plus encore de sa grand-mère sur la position de ses mains la nuit : Interdiction absolue de les mettre sous les couvertures, pour éviter les plaisirs solitaires… Mais elle avait échappé au moufles clouées sur les côté du lit, avec les mains liées dedans ! Comme cela se faisait encore dans certaines familles de cette classe, pour qui la masturbation était le mal absolu ; et pouvait aller à des maladies honteuses, la surdité y compris pour les filles et même la perte du nez qui « coulerait comme de l’eau… »Elle avait fait ses études dans une institution catholique, en pensionnat ; où les surveillantes passaient constamment entre les rangées de lits pour empêcher autant des rapprochements coupables que l’onanisme ! Mais elle avait bien compris que l’attraction pour certaines de ses amies n’était pas que platonique… On était en 1950 et rare étaient les lesbiennes, enfin celles qui s’affichaient ! Ce n’est qu’une fois qu’Aude S. fut majeure, (à vingt et un an il faut le rappeler) qu’elle se permit quelques plaisirs avec des amies comme elle plus attirées par les femmes que par les hommes… Bien que la plupart finirent par se marier, par dépit ou par obligation, obéissant à leur famille !C’est ainsi qu’elle se retrouva toujours célibataire à l’âge de cinquante ans ! Une « vieille fille »… Ses parents étaient décédés et elle se trouvait à la tête d’une véritable fortune ; qui lui servit à acheter ce manoir, et à le faire rénover afin qu’il soit confortable pour ses vieux jours. Et c’est ainsi qu’elle fit la connaissance de Dominique, la maîtresse d’œuvre… Cette dernière, la trentaine, était une dominatrice née, grande, mince et sportive ; toujours vêtue d’une jupe en cuir et d’un chemisier blanc, avec des botte montantes sur des bas noirs… Un visage dur, fendue parfois d’un sourire carnassier ! Elle considérait Aude S., cette grande bourgeoise de vingt ans son aînée, menue et précieuse, avec son tailleur strict ; comme un oiseau de proie regarde une souris se faufilant dans l’herbe…Elles se voyaient pour la première fois dans le manoir qui devait être rénové, mais curieusement la maîtresse d’œuvre ne s’occupait pas des lieux : Ses yeux perçants détaillait sa cliente des pieds à la tête, ne l’écoutant même pas et la coupa soudain tandis qu’elle expliquait ce qu’elle voulait :--- OK, OK, j’ai compris…. Mais toi… Toi ! Oui, je parle de toi !Madame S. se taisait soudain, interloquée… Même elle qui avait la parole facile ne trouvait rien à répondre ! Et ressentait en elle cette sensation qui allait crescendo, son bas-ventre la brûlait comme à chaque fois qu’elle avait rencontré une femme attirante ; mais elle pensait qu’à la cinquantaine et après une ménopause compliquée cela n’arriverait plus ! Elle bredouilla des paroles incompréhensibles, et Dominique de prendre encore plus l’ascendant sur elle :--- Qu’est ce que tu dis ? Tu n’es pas contente ? Je me déplace au trou du cul du monde et tu te plains ? Oh, mais tu mérites une bonne punition, toi ! Hein, Tu sais que je pourrais te corriger correct, moi ?Aude S. baissait la tête, piteusement… Elle, habituée de par sa classe sociale à se faire obéir des artisans ! La maîtresse d’œuvre la poussa à l’intérieur et lui dit d’un ton toujours plus sec :--- Montre moi les chambres ! Vite ! Je vais te dresser, moi !Elles montaient toutes deux l’escalier en colimaçon, madame S. devant et l’autre la bousculant en lui en lui pinçant les cuisses sous sa robe… Elles rentrèrent dans la première chambre et aussitôt la voix de Dominique claqua, sèche comme un coup de fouet :--- A quatre pattes ! Vite ! Vite j’ te dis ! Je vais te montrer ce que veut dire maîtresse !Complètement subjuguée, Aude obéit, gémissant en se traînant à genoux sur le plancher raboteux, ses paumes de main répugnant à se mettre dans la poussière accumulée là depuis des mois d’inoccupation… L’autre lui releva sa robe sur les reins, tirant de tous côtés la petite culotte en grognant !--- Une culotte ? Et puis quoi encore ? Désormais tu n’en mettras plus ! Jamais ! Tu as compris ?Madame S. faisait oui de la tête, en parfaite soumise… Une fonction nouvelle pour elle qui avait toujours entretenu des relations lesbiennes d’égale à égale ! Mais qui déclenchait en elle des sensations délicieuses… Elle frottait ses cuisses l’une contre l’autre, ce qui déclencha une nouvelle diatribe :--- Salope ! Vieille salope ! On dirais une chienne en chaleur… Une vieille chienne qui trouve plus de mâle ! Tu vas voir… Tu vas voir un peu !Elle cherchait des yeux un objet pour la frapper, et finit par trouver un vieux châle poussiéreux sur une malle ; elle le roula en un cylindre et en fouetta la croupe qui tressaillit sous le choc ! Puis une seconde fois, une troisième… Aude S. sursautait mais ne disait rien, sentant son excitation monter, monter… Et quand elle fut prête à supplier sa dominatrice de continuer, celle-ci passa une main conquérante entre ses jambes, par derrière, cherchant sa vulve sous la petite culotte ; elle enfonça deux doigts à l’entrée de son vagin, surprise de trouver l’hymen… Elle se saisit alors du clitoris gorgé de sang et la fit jouir instantanément ; en grommelant :--- Une pucelle ! Et ben… Si je m’attendais à ça… Attends un peu ! Je vais te l’enlever, moi ta rondelle !Madame S. se tordait sous l’orgasme, une jouissance jamais ressentie ; ses partenaires sans doute maladroites ou un peu honteuses n’ayant jamais utilisée de telles méthodes ! Elle s’avilissait sur ce plancher dégoûtant, dans cette position dégradante… Jouissant par là même… Puis Dominique la releva en la prenant par les cheveux et elle lui dit avant de partir :--- J ...
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Sí, tengo mas de 18 anos ! No, soy menor de edad

