LA SUITE .... Après ces deux jours idylliques à Saint-Tropez, la réalité reprit ses droits de façon progressive et presque douce. Sur le pont du Sirius, alors que le soleil se couchait une dernière fois sur la mer, Charlotte et moi nous étions blotties l’une contre l’autre, enveloppées dans un plaid en cachemire. Alexandre nous observait avec un sourire bienveillant, conscient que quelque chose d’important se jouait.— On abandonne le projet, murmura Charlotte contre mon épaule. Je ne veux plus travailler avec Marc. Ni avec ce milieu. C’est trop risqué… et je ne veux plus mélanger business et… ça.Je hochai la tête. Moi non plus je ne voulais plus. Les souvenirs de la nuit sur le parking, des colliers, des décharges, des humiliations publiques étaient encore trop vifs. Magnifiques dans l’instant, mais dangereux pour nos vies.Le lendemain matin, depuis la suite du Byblos, Charlotte passa les appels. Sa voix était ferme, professionnelle, celle de la patronne que j’avais toujours connue :— Gérard, je suis désolée, mais après réflexion approfondie, nous renonçons au projet naval. Les contraintes techniques et réglementaires sont trop éloignées de notre cœur de métier. Nous préférons nous recentrer sur ce que nous maîtrisons : le packaging luxe et la cosmétique. Bien sûr, nous assumons les frais engagés jusqu’ici.Gérard tenta de la faire changer d’avis, mais Charlotte resta inflexible. Marc reçut un message plus sec encore :« Projet annulé. Ne nous contactez plus, ni professionnellement ni personnellement. Toute tentative de relance sera considérée comme du harcèlement. »Elle bloqua son numéro. Point final.Nous rentrâmes à Avignon le surlendemain. Charlotte reprit les rênes de l’agence avec une énergie renouvelée. Elle réorganisa les équipes, lança deux nouveaux appels d’offres sur des marques de parfum qu’elle convoitait depuis longtemps, et mit en place une charte interne plus stricte sur les relations clients. Dans les couloirs, elle était redevenue la Charlotte charismatique et exigeante que tout le monde connaissait. Seule avec moi, dans son bureau aux stores baissés ou dans la petite suite qu’elle avait réservée à l’agence pour les « nuits de travail », elle redevenait ma Maîtresse tendre et possessive. Les colliers avaient disparu, mais pas le lien. Nous nous retrouvions régulièrement, parfois juste pour une étreinte douce et sensuelle, parfois pour des jeux plus intenses où elle me rappelait qui commandait vraiment quand nous étions seules.Pour moi, le retour à Théo fut plus délicat.Je passai d’abord chez Hélène une dernière fois. Elle m’aida à « redescendre » en douceur : perruque retirée, sourcils légèrement redessinés mais présentables (« tu diras que tu as testé un nouveau soin esthétique »). L’épilation complète du corps fut plus difficile à justifier. J’optai pour une version crédible : un pari perdu avec un collègue lors d’un team-building un peu arrosé (« on avait parié que je n’oserais jamais faire une épilation intégrale comme les cyclistes pros ») vu que je pratique le cyclisme régulièrement cela était crédible. Ma femme connais aussi mon goût pour les tenues féminines, elle l’acceptait (à condition que cela reste discret et hors de la maison), mais elle n’était pas prête à tout.Quand je franchis la porte de la maison, valise à la main, elle m’accueillit avec un mélange de soulagement et de suspicion.— Mon Dieu, Théo… qu’est-ce que tu as fait ?Je posai ma valise et l’embrassai tendrement.— C’est une longue histoire. Le projet à Toulon a été… particulier.Je lui servis une version largement édulcorée : un client excentrique, une soirée un peu folle où tout le monde s’était lancé dans des défis vestimentaires et esthétiques pour « décompresser ». Charlotte avait joué le jeu pour détendre l’atmosphère. J’avais été emporté par l’ambiance, surtout apr ...
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Sí, tengo mas de 18 anos ! No, soy menor de edad

