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Apéros du Panies

Publié par : estak le 02/09/2026
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Juillet 2017. Je suis seul, ma femme est partie en cure avec sa cousine pour une semaine.Mon copain Franck m’appelle un mercredi après-midi :- Tu peux sortir ce soir ? Y’a les Apéros du Panier, j’ai un copain qui y va avec plein de gonzesses. Il parait qu’il y a une bonne ambiance.- C’est où exactement ? Tu vas y aller ?- Oui j’y vais. C’est sur la place en face de la Vieille Charité, tu peux pas louper.- OK, quelle heure ? Y’a un dress code ?- On y sera à 20h30. Pas de dress code mais le videur refoule les mecs en bermuda. (Il rigole comme un bossu). Si tu viens, tu m’attends à l’entrée, mon copain nous fera entrer, il connait tout le monde. Ils filtrent pas mal car c’est pas très grand.- J’y serai vers 20h30 alors. A ce soir.Il fait une chaleur incroyable, ne pas autoriser les bermudas est criminel. Je farfouille dans mon armoire. Je choisis un pantalon crème en lin, léger et fin, et une chemise bleu ciel en coton. Douche, brossage de dents, un peu de cire sur les cheveux. Ouais ça va, pas trop mal pour un quinqua. Les clefs de la bagnole, portefeuille et hop ! direction le centre-ville. Je trouve une place boulevard des Dames et termine le chemin à pied. Arrivé rue de la Charité, j’entends déjà la musique. Sur la placette, j’aperçois du monde devant une terrasse fermée par des barrières en bois et m’en approche. Franck n’est pas encore arrivé, je l’attends en appréciant la musique variée : rock pop années 80 à 2000, la programmation n’est pas dégueulasse. Dans la foule, les jeunes se mêlent aux plus âgés et tous ont l’air très heureux d’être ici. Les bouteilles de rosé et les cocktails circulent à foison, ça picole et ça danse sans se prendre la tête.Mon Francky arrive. Je le connais depuis 20 ans, un pote du boulot et on est devenus assez proches. Célibataire, c’est le roi de la drague et de la tchatche. Pour l’avoir vu à l’œuvre plusieurs fois, il est très bon ! Il s’exprime très bien, il n’est pas lourd et les femmes apprécient ses compliments bien sentis assénés de son accent chantant des Cévennes. On se fait la bise et il aperçoit son copain debout à une table et lui fait signe. Celui-ci acquiesce et se dirige vers le videur, lui glisse quelques mots à l’oreille, et il nous fait signe d’avancer vers le portillon d’entrée. On entre dans l’arène.On se glisse tant bien que mal vers la table de son pote. On est au coude à coude tellement c’est bondé. Je dois écraser deux ou trois orteils en m’excusant platement et arrive à la table. Effectivement, son pote n’est pas venu seul. Quatre femmes l’accompagnent, deux quadras dont une brune cheveux mi-longs très fine aux seins libres sous son croptop qui me sourit, une rousse fade, et deux jeunes femmes dans la vingtaine qui semblent en feu. Le copain de Franck, Serge, fait les présentations dans le vacarme musical, on se bise et on chope un verre pour finir la bouteille de rosé. Je propose d’aller au bar en prendre une autre et Nadège, la brune quadra, me dit en criant dans mon oreille :- Je t’accompagne, tu risques d’attendre des plombes, je connais le barman.Elle me prend par la main, moite et chaude comme la soirée, et se faufile difficilement entre les danseurs et les tables. Elle se retourne et me sourit de nouveau. J’aime beaucoup son visage harmonieux et son allure générale : un croptop blanc chic, jupe jaune juste au-dessus des genoux, sandales assorties, et son sac assorti lui aussi passé en bandoulière. Des jambes et des hanches fines qui mettent en valeur ses fesses qui semblent fermes. Sans doute une adepte de salles de sport. Elle est toute bronzée, entre caramel et noire. Oui, je suis fou des méditerranéennes. On se presse contre le bar, elle fait signe à un barman qui hoche la tête, elle lève un pouce et crie « Rosé ! », il acquiesce. Elle est perpendiculaire au bar, impossible de s’y accouder. De profil, je vois son téton gauche qui pointe à travers le croptop. Ça m’émoustille. Il faut comprendre que les dialogues ont lieu dans une cacophonie assourdissante de verres entrechoqués, de rires, de cris et de musique qui balance. On est obligés de se pencher vers son interlocuteur pour qu’il puisse comprendre les mots qu’on crie dans son oreille.- Tu es un copain de Serge ? me demande-t-elle.- Non, pas du tout, je suis un copain de Franck qui est un copain de Serge. Et toi, tu le connais comment ? Tu viens souvent ici ?- On a bossé ensemble dans le temps. Et oui, une fois par semaine en été. C’est la folie le mercredi.- Je vois ça ! L’ambiance est vraiment sympa. J’aime quand c’est bigarré et de tout âge et que la musique est variée. Les soirées spécialisées c’est pas pour moi.- Ah bon, tu ne fais pas les après-midi dansants ? elle a un sourire craquant en me lançant cette vanne.- Non, j’ai arrêté il y a trois ans. Trop de déambulateurs sur la piste de danse.Elle rit à ma réplique pourrie, le serveur arrive avec la bouteille. J’essaie de faufiler ma main compressée par la foule vers la poche de mon pantalon pour attraper mon portefeuille. En la remontant tout en faisant gaffe de ne pas faire tomber le portefeuille, j’effleure son sein sans le faire exprès. Elle ne dit rien, tourne la tête et me sourit. Bon, je ne sais pas pour quelle raison, mais il semble que Nadège a jeté son dévolu sur moi. Elle soulève sa main gauche pour replacer une mèche rebelle. J’aperçois une bague. Lucky man ! Une femme mariée qui aurait envie de s’encanailler ce soir ?- Tu viens seule ici ? - Oui, mon mari est en mission en mer pour 2 mois.- 2 mois ? Tu ne t’ennuies pas sans lui ? - J’y suis habituée, il part régulièrement. Il bosse pour une filiale d’Orange, il pose des câbles sous-marins. Je sors avec mes copines, je lis, je regarde des films. La vie banale quoi ! Et toi, marié ?- Oui, ma femme est partie une semaine en cure avec sa cousine.- Et tu en profites pour draguer les femmes dans des soirées.- Pas toutes non. Je ne suis pas un collectionneur. Une belle femme comme toi doit être sollicitée ?- Oui, mais je sais poser des barrières. Des fois, je les ouvre, ajoute-t-elle en vrillant son regard vert dans le mien. Je lui rends son regard.- Je suis sûr que tu as dû croiser bon nombre de lourdauds.- Comme la plupart des femmes malheureusement. Compliqué quand ils sont ivres. Mais bon, un signe au videur et il vient nous aider.- J’espère que tu ne veux pas l’appeler pour te débarrasser de moi. Il fait peur, c’est une montagne de muscles !- (Elle rit) Aucun risque, tu n’es pas ivre et je n’ai pas envie de me débarrasser de toi, dit-elle en sirotant son rosé dans un sourire canaille.- Je n’ai pas envie que tu te débarrasses de moi non plus.Nadège n’a pas compris mes derniers mots, je ne me suis pas penché vers elle ; elle secoue la tête en souriant, se penche vers moi et tend son oreille en me prenant le bras. Je répète ma dernière phrase tout en tentant de jeter un œil dans son décolleté, elle recule et sourit, un sourire plein de promesses, amical, sans fard et sincère. Elle me fait craquer, je me penche et cherche ses lèvres. Son haleine sent le rosé, sa langue douce perce mes lèvres, on se roule une pelle langoureuse, un bras autour du cou de l’autre, le verre de rosé dans l’autre main. On nous bouscule, mais on s’en fo ...

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