Cette nouvelle m’a été inspiré par une inscription lue sur un poids lourd aménagé qui a brièvement stationné dans mon village… Le vieux camion (le cametard, selon l’appellation de ses propriétaires), manœuvrait pour se garer dans un pré non loin de la résidence des Delacourt, une famille bien connue du bourg : Le père était le sous-directeur de la plus grosse usine de la ville voisine, la mère faisait partie de l’équipe dirigeante d’une association caritative… Et leurs deux filles réussissaient brillamment leurs études universitaires en droit ! Bref, un famille bien en vue de la meilleurs bourgeoisie, et qui comptait dans la vie locale en ces années 1985.Évidemment, le vieux véhicule rouillé et brinquebalant attirait tous les regards : Des « mamies » soucieuses de la bonne morale, des mères inquiètes pour leurs enfants, des hommes ayant peur pour leur voiture ou leurs maison… Surtout qu’il sortait du camion quatre ou cinq énergumènes aux cheveux longs, garçons ou filles on ne savait pas très bien ! Ils traînaient autour d’une démarche alanguie, se vautraient dans l’herbe ; une musique entêtante et rythmique se faisait entendre…Au bout de quelques heures, une commère de ce quartier pavillonnaire partit se promener sur la route et passa, comme par hasard, non loin du camion ; elle déchiffra laborieusement l’inscription manuscrite sur les portes arrières bloquées avec une sangle à cliquet : « Rigole pas bourgeois ta fille est à l’intérieur ». La dame fit quelques pas pour tenter de voir les occupants, mais ils étaient de l’autre côté par rapport à la route et elle n’eut pas le courage de faire le tour ! En tous cas, elle répéta dans sa tête la phrase pour s’en souvenir… Le temps d’arriver chez elle et là elle l’écrivit aussitôt, puis elle passa de maison en maison pour raconter tout cela.Cette inscription mit le feu aux poudres : Qualifier les autres de bourgeois posait évidemment celui qui avait mis cela dans la catégorie « hippies » ! Des individus honnis de cette classe sociale, du fonctionnaire au cadre de l’industrie qui vivaient là ! Et dire que leurs filles pourraient entrer dans ce camion les révulsait tous… Leurs chères rejetonnes élevées en écoles privées non mixtes, serrées de près par des mères même bien après leurs 18 ans… Les hommes s’énervaient, certains parlaient de « sortir le fusil » : De vieilles pétoires des grand-pères qui n’avaient pas fonctionné depuis… Quant aux mères, elle regardaient d’instinct où se trouvaient ces demoiselles, allant voir dans leur chambre si elle s’y trouvaient bien ! Et au repas du soir il leur fut bien notifié de ne pas s’approcher de ce « camion de malheur »…Bien sûr, si cela effraya nombre d’entre elles, cela en attira d’autres : Dire à des adolescentes de ne surtout pas aller voir des individus surnommés « hippies », cela pouvait en fasciner certaines… Des filles en pleines montée d’hormones, qui se posaient des questions sur la sexualité, évidemment ! Car, dans ce milieu, on ne trouvait pas de cassette pornographique et bien entendu Internet n’existait pas... Pas non plus d’éducation sexuelle pour les filles à l’école malgré l’obligation gouvernementale ! Et dans la famille Delacourt il y en avait deux, comme nous l’avons vu plus haut, Marie-Caroline et Alice ; la première avait 20 ans et était en troisième année de droit, la seconde 18 et en première année.Elles étaient très différentes l’une de l’autre, l’aînée était une travailleuse forcenée, depuis sa plus tendre enfance ; elle avait toujours été dans les premières en classe depuis l’école primaire, obéissait passivement à ses parents et aux professeurs… La cadette avait montré très jeune des tentatives de rébellion, vite réprimées par tous ceux qui avaient de l’autorité sur elle ! Elle avait des résultats corrects en droit, sans plus, par manque de travail… Et des deux c’était elle qui avait l’ascendant sur l’autre, toute petite elle lui faisait faire de menues bêtises ! A l’adolescence, elles avaient réagi très différemment à leurs pulsions physiques : Autant Marie-Caroline se bridait pour ne pas succomber à la tentation de mettre ses mains sur son bas-ventre, autant Alice pratiquait la masturbation très souvent ! D’ailleurs, son épuisement certains matins avait poussé ses parents à la faire examiner par le médecin de famille, qui avait conclu par un : « Vous savez, à cet âge… On ne peut pas les empêcher de se toucher... » Pour la plus grande horreur de la mère, qui avait connu le système des moufles attachées aux côté du lit et ses mains lacées dedans, pour éviter ce genre de pratiques…Dans cette famille, il était interdit de simplement se montrer avec un garçon avant 18 ans ! Ne parlons pas de rapport sexuel, simplement parler… Marie-Caroline avait attendu cet âge, et ensuite patienté encore jusqu’à 19 ans pour échanger un simple baiser avec Paul, un étudiant du même milieu ! Puis elle avait attendu encore un an pour accepter de coucher avec lui, mais lui était si inexpérimenté qu’il n’avait pas réussi à la pénétrer…C’était une après-midi d’hiver, dans sa petite chambre d’étudiant ; elle avait refusé de se mettre nue, gardant obstinément et sagement sa petite culotte de coton blanc… Tandis que lui haletait d’excitation avec cette « chose » dressée sur son ventre, qui faisait si horreur à la jeune fille qu’elle en fermait les yeux ! Il s’était maladroitement couché sur elle, qui gardait ses cuisses serrés en se cuirassant contre la douleur dont on lui avait rabattu les oreilles… Et rien n’était venu, il était vierge et n’avait appris la sexualité qu’en visionnant quelques cassettes pornographiques chez des copains ! Mais rien ne se passait comme sur les vidéos incriminées, sa chère Marie-Caroline ne se roulait pas nue sur le lit, en écartant les jambes pour bien montrer sa vulve et en gémissant à tout va… Alors il s’était mis à donner des coups de reins compulsifs, comme si son sexe allait pouvoir se glisser sur le côté de la petite culotte, et parvenir à pénétrer ce vagin entre les cuisses bien serrées… Mais la sensation de son gland gorgé de sang frottant sur le coton, au niveau du bas-ventre, l’avait totalement désorienté et il avait éjaculé aussitôt ! Pour sa plus grande honte… Il s’était alors relevé précipitamment, bredouillant en partant qu’il ne savait pas ce qui lui arrivait ; mais a deux reprises il avait fait de même : La façon de sa chérie de le recevoir n’arrangeait rien, et pour sauver la face il lui avait dit que c’était parce qu’elle était vierge et cela le bloquait. La laissant à chaque fois avec sa petite culotte et son ventre souillés de son sperme…Elle ne savait pas à qui raconter cela et demander si c’était normal, jamais elle n’aurait pu le faire à ses collègues étudiantes : Elles couchaient librement avec des garçons, et pas toujours les mêmes ce qui l’horrifiait, elle ! Elle s’en ouvrit donc à sa sœur, qui applaudissait en répétant en boucle :--- Tu t’es faite sauter ? Raconte ! Raconte ! Mais raconte, enfin… Je veux tout savoir ! Raconte !Elle non plus ne savait pas comment se déroulait un coït, mais en entendant Marie-Caroline parler de Paul se frottant contre sa petite culotte elle comprenait qu’il y avait un problème ! Et ses masturbations frénétiques lui avaient bien appris que l’entrée du vagin était obstruée par l’hymen ; elle avait dit à son aînée :--- C’est parce que tu es pucelle, y peut pas rentrer… Parait qu’en se déchirant ça fait un mal de chien… Mais si y peut pas t’enfiler son truc ça marchera jamais entre vous…Marie-Caroline baissait la tête, rouge de confusion ! Alice eut une idée :--- Écoute ! Ces gars, dans le camion… Vu comme on nous empêche d’aller les voir, y doit y avoir un rapport avec le sexe ! Tu vois bien comment les parents nous interdisent tout de ce côté…Le raisonnement se tenait pour l’aînée, et puis sa sœur était tellement convaincante en parlant beaucoup, vite et fort ! Mais c’était trop soudain pour elle, et l’autre de lui dire :--- Écoute, si tu veux pas y aller la première, moi j’y vais... J’ai pas envie de tomber sur un mec qui se frottera juste à moi comme ton Paul ! Dès que les parents partent tous les deux, je vais aller les voir !Horrifiée par cette idée mais comprenant que jamais son chéri ne parviendrait à la prendre, elle avait bredouillé :--- Demain après-midi ils vont au bridge chez les de Blois… Si on dit qu’on a du travail… Avec les partiels qui approchent !Les deux filles se servirent ce ce prétexte pour ne pas aller avec leurs géniteurs, et d’ailleurs c’était vrai qu’il leur fallait réviser ! Mais Marie-Caroline ne semblait guère prête ni à aller vers le fameux camion ni même à y laisser aller sa sœur ! Elle la reprenait sans cesse :--- Mais tu ne sais pas qui ils sont ! Des voyous, les parents ont dit… Tu sais qu’est ce qu’ils sont capable de te faire ? Alice, n’y va pas !Mais la cadette riait en remuant ses fesses de façon suggestive :--- Qu’est ce que tu veux qu’ils me fassent, à part me baiser ? C’est fini le temps des monstres qui dévorent les filles… Ha, ha, ha ! J’y vais, mais après c’est à toi ! Et ton Paul me remerciera de t’avoir fait ouvrir le passage !En disparaissant dans l’escalier, elle avait ajouté :--- Sinon il couch ...
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Sí, tengo mas de 18 anos ! No, soy menor de edad

