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Smaïn, l'amant de mes 19 ans / 18

Publié par : pierre49590 le 31/07/2026
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Je pose une main sur son épaule, le sentant trembler sous mes doigts. "T’as été un homme…" je murmure, souriant. "Un vrai."Il hoche la tête, les lèvres tremblantes, son souffle devenant plus rapide. "J’ai chevauché comme un fou…" avoue-t-il. "Et chaque fois que tu gémissais, chaque fois que ton corps répondait au mien…Ca m’excitait encore plus !" il ferme les yeux, secoue la tête, comme pour chasser l’émotion. "C’était… c’était moi qui te faisais ça. Moi." Ses yeux s’ouvrent, brillants, et une larme perle au coin de sa paupière, qu’il essuie d’un geste brusque, comme s’il se reprochait cette faiblesse. "Putain…" il murmure, riant doucement, mais les yeux toujours humides. "J’ai l’impression d’avoir tout conquis…"Il hoche la tête, les sourcils légèrement froncés, comme s’il digérait mes mots. "Ouais…" il murmure, son regard toujours fixé sur le sol, comme s’il réfléchissait à ce que je venais de dire. "C’est… c’est logique, en fait." Il relève les yeux vers moi, un sourire timide aux lèvres. "Mais…" il hésite, "est-ce que je saurai faire ça ?" il demande, une pointe d’incertitude dans la voix.Je souris, lui tapotant la cuisse. "T’as déjà commencé…" je réponds. "T’as écouté mon corps, t’as vu ce que je ressentais…" Je fais une pause, le regardant avec confiance. "Le reste, ça viendra. Ensemble."Il soupire, son regard s’éclairant un peu, comme si un poids venait de s’envoler. "Ouais…" il murmure, hoche la tête, plus décidé. "Ensemble, alors." Il attrape ma main, ses doigts s’entrelacent aux miens, serrant légèrement.Puis, il se redresse lentement, m’attire contre lui, son souffle toujours un peu court. "Bon…" il dit, un sourire fatigué mais tendre aux lèvres, "là, je crois que j’ai besoin d’une pause…" Il me regarde, un peu gêné, mais souriant. "Mais…" il ajoute, me serrant contre lui, "promis, la prochaine fois, je ferai mieux."Le lendemain matin, l’aube à peine levée, nous fûmes réveillés par l’appel de la caserne. Le retour fut aussi soudain qu’inattendu : les murs froids, les couloirs étroits, les présences constantes nous rappelèrent à une réalité beaucoup moins libre.La vie à la caserne, avec ses espaces clos et surveillés, nous frustra d’autant plus. Lui, toujours aussi fier, mais désormais avec une tension nouvelle dans les yeux, ne put me rendre mon juste retour. Le camp sur le terrain, lui, nous avait offert une foultitude de possibilités d’isolement, de moments volés où rien ne nous retenait. Ici, en revanche, chaque mur était un rappel de ce que nous ne pouvions plus nous permettre.Notre chambrée, où 16 soldats dormiront d’un sommeil de plomb, nous offrira malgré tout un terrain de jeu nocturne. Nos lits, strictement séparés par l’espace réglementaire, ne nous empêcheront pas d’échanger des regards enflammés dans la pénombre. Quand la nuit tombera, nos mains glisseront sous les draps, chacun de notre côté, nos corps se tendront sous l’effet d’une tension insupportable, nos souffles deviendront haletants, étouffés par l’oreiller. Nos yeux, brillants d’une excitation contenue, se chercheront dans l’obscurité, complices de ces plaisirs solitaires mais parallèles, où chaque mouvement discret, chaque gémissement étouffé, sera une promesse de ce que nous vivrons dès que l’occasion se présentera.VAULX EN VELIN 1Le vendredi soir, en permission, Smaïn m’invite à Vaulx-en-Velin, banlieue lyonnaise) son regard brillant d’impatience. Je ne pouvais rentrer sur Brest pour deux jours. Gentiment il m’avait proposé l’hospitalité chez ses parents.Le quartier s’étend devant nous, sordide et hostile : immeubles grisés par la pollution, trottoirs défoncés, éclairage public défaillant. Les ruelles sentent le moisi et l’urine, les murs sont tagués de graffitis agressifs, et l’air est lourd de tension. Pourtant, Smaïn avance d’un pas sûr, comme s’il ne voyait que la chaleur qui l’attend.Nous arrivons tard, bien après la nuit tombée. La porte de l’appartement s’ouvre sur une pièce étroite où les dernières vapeurs du repas flottent encore. Sa mère, petite, courbée par neuf grossesses, nous accueille avec un sourire fatigué mais chaleureux. On nous propose des rafraîchissements : des thés à la menthe brûlants et des gâteaux au miel, si sucrés qu’ils collent aux doigts.Son père, adossé contre le mur, porte un pantalon de travail bleu usé aux genoux et un marcel d’un bleu délavé. Pas de barbe, mais une fine moustache soigneusement taillée. Il dégage une virilité brute, presque tangible, cette même force tranquille que je reconnais chez Smaïn. Je ne peux m’empêcher de le dévisager, subjugué par son allure, son charisme naturel qui remplit la pièce.Et puis, il y a Karim, le jumeau de Smaïn. Smaïn nous présente avec fierté, passant ses bras autour de l’épaule de son frère et le tirant un peu vers lui : "C’est mon frère, Karim, mon jumeau. Il est moins beau que moi parce que pas du même œuf, parait-il !" Et il s’esclaffe pendant que sa mère le tance.Et je reste sans voix. Grand, bien développé, la peau dorée par le soleil, il porte un marcel blanc moulant, tendu sur des épaules larges et des pectoraux à peine suggérés, le tissu fin collant légèrement à sa peau comme s’il venait de sortir de la douche. Ses hanches étroites dessinent une silhouette presque provocante avec son bas de survêtement aux couleurs de l’OM, et ses bras, musclés mais élancés, laissent deviner une force contenue. Ses cheveux noirs et bouclés, légèrement humides, tombent en désordre sur son front, ses yeux verts, profonds et brillants, me fixent avec une intensité qui me fait serrer les poings.Je me souviens alors des mots de Smaïn : "Ma famille sera heureuse de te rencontrer, mais il faudra faire gaffe à nos gestes, à nos attitudes... Surtout avec mon frère. Il est très futé." En croisant le regard perçant de Karim, je comprends. Que sait-il de son frère ? Ce regard n’est pas celui d’un inconnu. Il y a là une complicité trouble, une tension non dite, comme s’il avait déjà deviné, pressenti, ou peut-être même surpris quelque chose.Je ne peux m’empêcher de jeter un coup d’œil discret vers son bassin, où ses abdominaux saillants se dessinent sous le tissu fin du marcel, avant que mon regard ne glisse, malgré moi, plus bas. Son survêtement de sport moulant épouse ses cuisses musclées, et la bosse peu discrète sous l’étoffe tendue trahit une excitation qu’il ne cherche même pas à cacher. Mon souffle se bloque, une chaleur me monte aux joues, mes doigts se crispent contre ma paume. Sa ...

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