Lendemain matin, la lumière filtrant à travers les rideaux tire Smaïn du sommeil avant moi. Il se tourne vers moi, un sourire endormi aux lèvres, et m’embrasse tendrement, rapidement, comme s’il craignait qu’on nous surprenne.Puis, d’un geste vif, il tire le drap et baisse mon pyjama. Avant que je puisse réagir, ses lèvres effleurent mon gland, juste une seconde, juste assez pour me faire frémir."Bonjour, toi… En forme pour la journée ?"Son ton est taquin, mais son regard est brûlant. Et moi, je suis déjà dur, déjà prêt.Je ris, encore à moitié endormi, mais déjà excité par son audace. D’un mouvement rapide, je lui arrache le drap et baisse son boxer. Son sexe est déjà à moitié dur, épais, prometteur. Je me penche et dépose un baiser humide sur son gland, juste une seconde, avant de me redresser avec un sourire en coin."Toi aussi, tu as l’air en forme…"Il rigole et me lance :"Alors, on y va, dans ces caves ?"Je me rallonge sur le dos, mon sexe toujours à l’air, et je lui fais signe de la tête."Attends… Un deuxième, d’abord."Il me regarde, un sourcil levé, amusé mais un peu surpris."Pourquoi ?"Je lui réponds, un sourire en coin :"Tu m’as dit vouloir tout essayer… Alors cette fois, c’est moi qui te l’offre."Son regard s’assombrit. Il comprend. Et quelque chose de plus lourd, de plus sérieux, s’installe entre nous. Il ne rit plus. Il se penche à nouveau, plus lentement cette fois, et pose un deuxième baiser sur mon gland, plus long, plus appuyant. Puis il se redresse, le visage soudain plus tendu."Bon… On y va ?" Sa voix est plus sérieuse, tout à coup. "Maintenant ? Après le petit déjeuner. Mon père va emmener Karim au jardin ouvrier pour l'aider. Ça tombe bien on l'aura pas dans les pattes."Petit déjeuner pris, nous sortons en civil. Je m’étonne de la direction prise, ce n’est pas vers les caves visiblement..."On va où ?"Smaïn me lance un regard en coin, un sourire en coin."Je suis certain que ma mère nous chouffe pour voir où on va. On va faire un détour, et on revient discrètement." Il baisse la voix, presque un murmure. "Comme ça, elle croira qu’on est sortis pour de bon. Et après, on filera aux caves sans qu’elle se doute de rien."Alors, il m’explique que toutes les caves communiquent entre elles, un réseau souterrain qui serpente sous toute la cité."On part en direction de la ville, comme si on allait en centre-ville. On arrive au dernier bâtiment à la sortie de la cité, et là, on descend l’escalier. Les caves sont reliées : un vrai labyrinthe. On suit les couloirs souterrains, et on finit sous mon immeuble. Comme ça, personne ne nous verra entrer ou sortir."Son ton est sûr, presque excité par cette ruse. "Ma mère ne saura jamais qu’on est restés dans le coin."On descend l’escalier du dernier bâtiment, l’air chargé d’humidité et de poussière nous enveloppe dès les premières marches. L’odeur de moisi, de béton froid et de canalisations mal entretenues nous saute au visage. Les néons clignotants, protégés par des grilles rouillées, projettent une lumière blafarde sur les murs suintants, couverts de tags et de traces de moisissures noires. Le sol est inégal, jonché de débris : bouteilles brisées, mégots écrasés, vieux matelas pourris adossés aux murs, et parfois des préservatifs usagés abandonnés dans un coin.Les couloirs sont étroits, voûtés, comme conçus pour que deux personnes se frôlent en passant. L’écho de nos pas résonne, étouffé par l’épaisseur des murs, mais amplifié par le silence des sous-sols. De temps en temps, un courant d’air glacé nous glace la nuque, ou le grincement d’une porte métallique au loin nous fait sursauter.Pourtant, malgré l’ambiance sordide, quelque chose en nous s’embrase. Chaque pas nous rapproche de notre but, de ce moment volé, interdit. Nos épaules se frôlent, nos mains se cherchent, se frôlent, sans oser se saisir tout à fait. La tension monte, palpable, électrique. Nos respirations s’accélèrent, non pas à cause de l’effort, mais à cause de l’excitation qui grandit en nous. L’idée d’être seuls, cachés, dans ce dédale où personne ne viendra nous chercher, nous enivre.Smaïn me lance un regard en coin, un sourire en coin, et serre enfin ma main. Ses doigts sont chauds, presque brûlants, malgré le froid des caves. On ne parle pas. On n’a pas besoin de mots. On sait...On arrive devant une porte de bois, à moitié pourrie, peinte en vert délavé, avec des éraflures et des traces de coups de pied. Smaïn la pousse d’un geste sec, et elle grince en s’ouvrant sur un espace exigu, baigné d’une lumière terne filtrant par une petite fenêtre haute, barricadée de planches."Entre, c’est notre cave."L’air est plus sec ici, chargé d’une odeur de vieux bois, de tissu poussiéreux et de métal rouillé. Des caisses en plastique empilées, une vieille valise en cuir craquelé, une poussette déglinguée, des couvertures froissées et un matelas posé à même le sol. Des outils, des boîtes de conserve vides, des vêtements oubliés traînent dans les coins. L’espace est juste assez grand pour qu’on se tienne debout face à face, nos corps presque collés.Smaïn referme la porte derrière nous, et le bruit sourd du verrou qui claque résonne comme un point final. Il me fixe, les bras croisés, un sourcil levé, un sourire à la fois taquin et sérieux."Attends. Je veux savoir d’abord ce que tu veux qu’on fasse."Je lui explique, calme, les yeux dans les siens : "Tu m’avais dit que tu voulais tout connaître, tout essayer. La dernière fois, au camp, tu m’as sodomisé… et j’avoue que ça m’a procuré un plaisir que je n’oublierai pas. Maintenant, j’estime que c’est mon tour. Un échange, non ?"Il baisse les yeux, se passe une main dans les cheveux, visiblement mal à l’aise. Son corps se tend, ses épaules se crispent. Il marmonne, presque pour lui-même :"Putain…" Puis il relève la tête, le visage rouge. "Non, ça… ça me gêne. Vraiment. Je… je n’aimerais pas me faire niquer. Pas comme ça. Pas avec toi."Il hésite, cherche ses mots, les poings serrés. "Dans ma tête, c’est… c’est pas un truc d’homme. Je veux pas passer pour une femme. Pas devant toi."Je pose une main sur son épaule, sans le toucher plus que ça."Écoute. Entre nous, y’a pas de dominant, pas de soumis. Pas de rôle à jouer. C’est juste deux mecs qui s’aiment bien, qui se font confiance, et qui veulent partager tout, sans tabou. Toi, tu m’as pris, et j’ai adoré. Maintenant, je veux te prendre, toi. Pas pour te rabaisser, pas pour te « femelliser. » Juste pour qu’on vive ça ensemble, à égal. Parce que c’est ça, l’amour entre deux hommes comme nous : pas de règles, pas de limites, juste le désir et le respect. Si tu me fais confiance pour te donner du plaisir, alors fais-moi confiance pour ça aussi."Il me regarde, les sourcils froncés, comme s’il essayait de comprendre, de surmonter quelque chose en lui. Son silence est lourd…Je me lève contre lui, doucement, et pose mes mains sur ses joues. Je l’embrasse avec tendresse, lentement, comme pour lui montrer que ce qu’on vit n’a rien de honteux, rien de sale. Puis je recule juste assez pour le regarder dans les yeux."Smaïn…" Ma voix est basse, sincère. "Ce n’est pas une question de qui fait quoi, ou de qui est l’homme ou la femme. C’est une question de plaisir, de confiance. Tu m’as fait découvrir quelque chose ...
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Sí, tengo mas de 18 anos ! No, soy menor de edad

