Chers amis lecteursSute à vos nombreuses demandes, je poste donc la suite de Voyage en side car au Maroc.Bonne lecture et tous mes voeux !Je restai là, immobile sur mon drap, sentant encore l’humidité résiduelle sur ma peau, la chaleur fantôme de ses mains qui, quelques instants plus tôt, avaient pris soin de moi avec une minutie presque irréelle. Mes paupières restaient closes, mais en moi, un tumulte grandissait, un ouragan silencieux de pensées et de sensations entremêlées.Ce que je venais d’entendre résonnait encore en moi, martelant ma conscience comme un écho persistant : "Tu es beau comme un Dieu… Je suis rudement content d’être ton frère et qu’on s’entende si bien."Ces mots, ces phrases soufflées presque dans un moment d’abandon, m’emplissaient d’une félicité indicible. Jamais auparavant il ne s’était exprimé ainsi, avec tant de sincérité brute. J’avais toujours perçu dans ses gestes, dans ses regards, une certaine forme d’admiration, mais c’était la première fois que je l’entendais le dire, de façon aussi limpide, aussi assumée. Peter m’aimait. Pas d’une manière qui allait au-delà de ce qu’il pouvait comprendre ou accepter, non. Mais il m’aimait avec une force qui dépassait l’amitié ordinaire, une loyauté sans faille, une affection déconcertante, pour le moins troublante à l’entendre de sa propre bouche. J’étais aimé !Cette pensée me submergea d’un bonheur presque enfantin, comme si j’avais trouvé un trésor que je cherchais depuis toujours sans même savoir qu’il existait. L’évidence m’apparut avec une clarté fulgurante : il était ce diamant brut, ce frère d’âme que l’on ne rencontre qu’une fois dans une vie, cet ami qui, au-delà de toutes les conventions et barrières, m’avait accueilli en lui sans conditions.Mais avec cette révélation vint aussi un poids. Une ombre sur mon euphorie. Car à cet instant précis, je compris aussi autre chose. Une totale désillusion. Tout ce que je prenais peut-être pour des indices, ces regards appuyés, ces blagues équivoques, ces attouchements furtifs, ces moments de proximité qui me faisaient douter… Ce n’étaient que des jeux, des taquineries, des impulsions de gosse dans une cour d’école. Peter n’avait aucune appétence pour le sexe masculin. C’était clair à présent, d’une clarté cruelle et implacable. Il pouvait bien plaisanter, se laisser aller à quelques gestes sans importance à ses yeux, il pouvait même, dans des instants de confiance, de camaraderie exacerbée, aller jusqu’à des baisers volés ou des effleurements… mais au fond, jamais il ne les avait pris au sérieux.Et moi, si. Moi, j’avais espéré, peut-être trop.L’admiration qu’il avait pour mon corps n’était pas de celle qui trahissait un désir refoulé. Non, elle était celle d’un frère émerveillé, d’un ami fier, d’un homme qui trouvait en moi un modèle à contempler sans jamais vouloir le posséder. Et cette vérité, aussi déchirante qu’elle fût, me laissait face à une autre émotion, plus forte que toutes les autres. J’étais comblé. Comblé parce que, malgré tout, ce qu’il me donnait était un amour rare, un attachement sincère, pur, exempt de tout calcul ou de toute ambiguïté malsaine. Il m’avait offert quelque chose de plus grand qu’un simple échange charnel : une fraternité inébranlable. Il m’aimait à sa manière. Et cette manière valait bien plus que tout ce que j’aurais pu espérer. Il avait accepté des gestes qu’il n’aurait jamais initiés de lui-même, non pas par désir, mais par dévotion. Il n’avait pas cherché à se défiler, il n’avait pas reculé, car pour lui, ma confiance, mon bien-être, valaient plus que son propre inconfort.J’avais dans mes mains un diamant pur. Un lien indestructible.Et malgré la pointe de douleur qui m’étreignait encore, je laissai un sourire imperceptible s’étirer sur mes lèvres, avant de me laisser sombrer dans le sommeil, en paix avec cette vérité éclatante.Je venais à peine de sombrer dans un demi-sommeil, bercé par les vapeurs d’alcool et les pensées troubles qui s’étaient insinuées en moi après cette soirée avec Peter, lorsque j’entendis frapper discrètement à ma porte.Un coup léger. Hésitant.Mon esprit s’embrasa aussitôt. Le serveur de nuit ?! Si c’était lui, cette fois, il allait sérieusement se faire envoyer sur les roses. Pas après ce que je venais de vivre avec Peter. Pas après ces heures passées à flirter avec l’interdit, à me demander où se trouvait la limite entre l’amitié et le reste. Pas ce soir, pas maintenant. J’expirai lentement, serrant les mâchoires, et lançai un "Entrez !" d’une voix sèche, prêt à remettre à sa place ce présumé visiteur nocturne.Mais ce ne fut pas lui. Ce fut le bout du nez de Madeleine qui apparut timidement dans l’entrebâillement de la porte, suivi de son regard fatigué et d’un sourire d’excuse.— Tu dormais ? murmura-t-elle.Je soupirai, relâchant la tension d’un coup.— Maintenant, plus !Elle esquissa une moue contrite.— Je suis désolée… On n’a pu me ramener qu’à cette heure tardive et j’ai oublié mes clés à la villa. La réception est fermée… Je peux entrer et dormir ici ?Elle avait l’air complètement défaites. Les cernes sous ses yeux paraissaient plus marqué ...
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Sí, tengo mas de 18 anos ! No, soy menor de edad

